Dans un mur de maçonnerie, le mortier qui unit les briques ou les pierres assure à la fois la cohésion et l’étanchéité de l’ensemble. Avec le temps, ce mortier peut s’effriter, se creuser et se désagréger, laissant des joints ouverts et poudreux.
Causes fréquentes
cycles de gel-dégel qui attaquent un mortier déjà poreux, vieillissement naturel, mortier d’origine de qualité ou de composition inadéquate, infiltration d’eau répétée, ou mouvement du mur qui sollicite les joints. Les murs exposés aux intempéries et mal protégés en tête (couronnement) se dégradent plus vite.
Signes à surveiller
joints creusés, poudreux ou manquants, mortier qui s’enlève au doigt ou à la pointe, briques qui bougent ou sonnent creux, efflorescence associée, fragments de mortier au pied du mur.
Pourquoi il ne faut pas l’ignorer
des joints désagrégés ouvrent la voie à l’eau, qui pénètre dans le mur, accélère la dégradation des briques (gel, éclatement) et peut atteindre la structure ou l’intérieur. La maçonnerie perd aussi de sa cohésion. Le rejointoyage préventif, lorsqu’il est fait à temps, coûte généralement bien moins cher qu’une réfection complète — ce qui rend le suivi de l’état des joints particulièrement utile.
Ce que révèle un examen professionnel
Des joints de mortier désagrégés laissent l’eau pénétrer la maçonnerie, qui gèle et se dégrade de l’intérieur. Un examen évalue l’étendue de l’atteinte et le risque pour le mur, pour distinguer un simple rejointoiement d’un problème plus profond — un constat d’une inspection préachat.